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Dans la presse : Les ruines de Gaza, les raids en Cisjordanie, les zombies

작성자Pr Jho|작성시간25.12.10|조회수35 목록 댓글 0

Dans l'œil de

Publié le mercredi 10 décembre 2025 à 08:47

 

 

Dans la presse : Les ruines de Gaza, les raids en Cisjordanie, les zombies de Rosa Parks et la renaissance d'un village

 

Dans l'oeil de du mercredi 10 décembre 2025

Pourra t’on un jour reconstruire Gaza ?

C’est une photo dans le ventre du supplément du Wall Street Journal, qui accompagne l’Opinion aujourd’hui : un amas de décombres, de débris de béton, de tiges de fer. Et ce titre : « reconstruire Gaza, un chantier Herculéen »

Les chiffres donnent le vertige : 123 000 bâtiments ont été complètement détruit. 75 000 endommagés. 81 % de l’enclave est en ruine. Conséquence des milliers de frappes israéliennes, des combats au sol et des démolitions contrôlées. 68 millions de tonnes de débris. Soit 186 Empire State Building.

Si on étalait cette quantité de décombres dans Paris, cela représenterait 600 kg de gravats par mètre carré.

Mais ce sont aussi les munitions, les bombes, les missiles, les roquettes, les obus d’artillerie non explosés sous les ruines.

Et au milieu les corps. 10 000 personnes sont encore ensevelies. Avec le béton en guise de sépulture.

Deux mois après ce cessez-le-feu fragile à Gaza, aucun engin de déblaiement n’est encore autorisé à entrer sur le territoire.

Et les négociations entre Hamas et Israël sont dans l’impasse, lirez-vous sur le site du Figaro. L’organisation islamiste juge impossible d’avancer, tant qu’Israël maintient ses opérations et limite la distribution de l’aide humanitaire.

Pendant ce temps, les conditions de vie des plus de 2 millions d’habitants de Gaza restent épouvantables. L’hiver est arrivé.

Les fortes pluies ont inondé les camps. Et les épidémies rôdent.

Reconstruire Gaza. Une fois le déblaiement engagé « dans le meilleur des cas cela nécessitera au moins cinq ans, voire sept ans ».

Je me souviens alors de ce mot. Urbicide. Le meurtre d’une ville. Une notion introduite par la géographe Bénédicte Tratnjek. Ces « violences visent la destruction d’une ville non en tant qu’objectif stratégique, mais en tant qu’objectif identitaire ». Parce que c’est dans la ville que l’identité s’enracine.

 

Et pendant ce temps, en Cisjordanie… Israel étend son contrôle.

Et c’est Stanislas Poyet, le correspondant à Jérusalem du Figaro qui raconte dans son édition papier :

Le maire de Tamun, Samir Basharat raconte sa détention : « nous sommes habitués aux Raids de l’armée israélienne, ils sont réguliers depuis un an, mais jamais la violence n’avait atteint une telle ampleur ».

Comme à Toubas, Al Fara, ou Jenine, plusieurs milliers de soldats occupent systématiquement villes et villages. L’objectif est d’éradiquer toute veilleité terroriste » assure l’armée israélienne.

Mais les personnels soignants constatent une augmentation des passages à tabac.

« Avant le 7 octobre, on voyait des blessures par balle, car les personnes visées étaient généralement des combattants. Maintenant, ce sont très majoritairement des civils : Femme, enfant, vieillard… L’objectif est simple : montrer qui détient le pouvoir. ».

Selon le Maire de Tamun « ici il y a bien longtemps que les groupes armés ont été écrasés. L’objectif réel est différent : c’est d’occuper la terre »

Les camps sont vidés, leurs habitants expulsés Et les projets de colonisation explose.

Dans les négociations autour du plan Trump à Gaza, Israël a aussi mis dans la balance des négociations, l’abolition du statut de « réfugié » octroyé aux exilés de la Nakba - la catastrophe en arabe - qui désigne l’exil des palestiniens en 1945, et à leurs descendants.

Une menace existentielle pour Israël car ces réfugiés incarnent le « droit au retour », qui bouleverserait l’équilibre démographique et l’identité juive du pays.

 

Dans le Figaro toujours, plongée au cœur du Quartier Rosa Parks à Paris

C’est l’histoire d’une glissade.

Le quartier Rosa Parks, au Nord Est de la capitale entre la porte de la Chapelle et celle d’Aubervilliers, était le symbole d’une renaissance.

Mais à l’instar d’autres commerces, la BNP, banque implantée depuis cinq ans a annoncé mi-novembre, déménager ses 2000 employés… Un coup dur et un signe de l’échec du projet de sécurisation du secteur.

Car le quartier est devenu selon une riveraine : « la nouvelle Coline du crack ». Ici, les toxicomanes qui fument leurs cailloux de cocaïne coupées avec du bicarbonate de soude, ne sont pas enkystés sur une zone, mais disséminés au milieu des habitations, dans les impasses, les parkings, les recoins, sous les arbres, entre les immeubles, vers le périphérique…

Yasna raconte « il y en a partout. Devant les écoles, ils sont affalés sur le sol, un spectacle désolant pour les enfants. ».

A tel point que les sorties de classe se font systématiquement avec des policiers municipaux déployés en nombre.

Le crack est partout, les riverains sont assignés à résidence.

Les dealers et les toxicos passent par les parkings. « En sous-sol, c’est la zone, il y a du squat, de la prostitution ». Et puis ce sont les cris, toute la nuit de ces zombies à moitié dévêtus, désocialisés, en grande précarité et qui errent dans les rues.

Sandrine raconte au Figaro qu’elle dissimule son visage, s’habille de tenues sombres et évite les points de deal sur ces trajets : « notre quartier est sacrifié, dit-elle. Avant c’était porte de la chapelle, et maintenant c’est nous. On ne règle jamais le problème. ».

 

Et c’est l’histoire d’une renaissance !

Celles, petit village de l’hérault, au nord de Montpellier a bien failli mourir.

En 1969, le barrage du Salagou vient d’être achevé. La retenue d’eau qui irrigue la région représente 21 millions de mètres cubes. L’eau montra jusqu’à 150 m… Et la commune de Celles, à 144 m d’attitude est condamnée.

L’histoire de ce village vous la découvrirez dans le numéro de décembre de We Demain, et dans Novendi, le magazine des géomètre expert…

Certains des 80 habitants vendront leur maison, d’autres vont résister jusqu’à être expropriés… Après 56 ans de lutte, marquée par l’abandon de la deuxième phase de remplissage du lac… Celles, finalement, survivra.

Alors comment faire renaître un village zombie ?

C’est Joelle Goudal, maire du village, et fille d’exproprié qui imagine la suite.

Le conseil municipal organise des ateliers de réflexion :

À l’image de ce qui s’est fait sur le plateau du Larzac, Celles imagine la fin de la propriété privée, et le retour des prêts à usage.

Aucune vente de biens immobiliers n’est possible… Chaque famille sélectionnée reçoit l’usage d’une maison pour une durée de 35 ans. En contrepartie, elle doit procéder à sa reconstruction, l’occuper à temps plein et y pratiquer une activité professionnelle.

En cas de départ, pas de revente, mais une indemnisation basée sur la valeur d’usage des locaux réhabilités…

Celine 48 ans, infirmière et Vincent, 50 ans, Architecte font partie de la première génération de nouveaux résidents.

Le chantier de reconstruction de la maison est un projet collectif qui embarque les enfants, les copains, les amis…

11 Familles vont occuper le hameau via ces prêts à usage.

Joelle Goudal dit avoir beaucoup pleuré, mais savoure la victoire et la renaissance de ce village jadis Zombie, dans les volets s’ouvrent à nouveau désormais le matin.

 

 

 

 

 

 

 

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