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Dans la presse : Cisjordanie, Gaza, et les "rage room", les chambres de la

작성자Pr Jho|작성시간26.01.15|조회수47 목록 댓글 0

Dans l'œil de

Publié le jeudi 15 janvier 2026 à 08:46

 

Dans la presse : Cisjordanie, Gaza, et les "rage room", les chambres de la rage

 

Dans l'oeil de du jeudi 15 janvier 2026

En Cisjordanie, à l’université de Birzeit, c’est la consternation

« C’était une journée normale, la vie normale d’un campus », raconte M, comme la douzaine de témoins, rencontrés par Luc Bronner, pour le journal Le monde.

C’était ce 6 janvier… Les syndicats étudiants prévoient un rassemblement en solidarité avec les prisonniers palestiniens.

Mais la veille, l’armée contacte l’université.

« Ils ont menacé d’intervenir en expliquant que ce rassemblement présentait une dimension politique et nationale, explique un représentant de l’université. Nous avons répondu que dès lors qu’il n’y a pas de violence, nous laissons les étudiants exprimer leur opinion. »

Au moment où la cérémonie débute… Des véhicules militaires arrivent. Au milieu du campus, les soldats tirent des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes.

Des pierres sont jetées en réaction.

C’est alors que les militaires tirent à balle réelles.

Une douzaine de personnes sont blessés, dont deux plus gravement.

Une balle a traversé l’avant-bras de M, deux autres ont touché le bas de son dos.

L’armée israélienne évoquent des « centaines de suspects », des « tirs précis en direction des individus les plus violents »… Un rassemblement « en faveur du terrorisme et de l’incitation au terrorisme », se défendent les militaires.

 

Mais cette intervention de l’armée israélienne, ce 6 janvier, marque une rupture selon le Monde.

Théoriquement, l’université de Birzeit est sous le contrôle de l’Autorité palestinienne… L’établissement, en périphérie de Ramallah, est historiquement un fief des élites palestiniennes, un creuset de l’identité palestinienne.

La faculté a été plusieurs fois victime de raids de l’armée israélienne… Mais cette opération inédite d’intimidation à balles réelles va plus loin qu’un geste de maintien de l’ordre.

« Ils veulent montrer que ce sont eux qui dirigent. Ils nous disent aussi : « vous n’êtes rien, vous êtes seulement des corps que nous pouvons tuer, vous n’avez aucun droit, ni intellectuel ni politique. », analyse le vice-président de l’université

Mais l’université est aussi la scène d’un affrontement insidieux entre Hamas et Fatah… L’Autorité palestinienne va même jusqu’à réprimer les étudiants trop proches de l’organisation islamiste.

« C’est une double occupation », glisse une étudiante, avant de se rétracter…

Un agent de l’administration parle d’étudiants dans les prisons de l’Autorité palestinienne, avant de se rétracter… Un autre évoque la complicité des services de sécurité palestiniens avec l’État hébreu.

Il faut se maintenir au pouvoir. Coute que coute.

Ici, les dernières élections date de 2005.

Le président Mahmoud Abbas tiendra-t-il sa promesse d’en organiser de nouvelles d’ici un an ?

La pression militaire n’est sans doute pas une alliée de l’exercice démocratique.

 

Et à Gaza, les mères se racontent…

Masara al-Sakhafi, 32 ans, a paniqué, lorsqu’elle a appris qu’elle était enceinte :

« Je prenais la pilule, mais une fois que la guerre a commencé, elle n’était plus disponible. J’ai beaucoup souffert pendant ma grossesse, raconte cette mère à Clothilde Mraffko, correspondante de Mediapart. J’ai eu des douleurs très fortes et des infections, on manquait de vitamines, de nourriture ».

Dans un rapport publié ce mercredi par l’O.N.G. médecin pour les droits humains en Israël, la santé reproductive des femmes gazaouies a pâtit des attaques de l’armée israélienne, comme du blocage de l’aide humanitaire.

Les Palestiniennes interrogées racontent les accouchements sans anesthésie, l’allaitement et la famine, les déplacements forcés sous les bombes, la vie sous les tentes, accablées par les deuils à répétition…

Une jeune mère de 28 ans, raconte comment elle a continué à allaiter malgré la faim : « Je pouvais à peine bouger. Quand je ne mange pas assez, mon corps puise dans mes dents et mes os pour produire le lait, ce qui provoque des dégâts ».

17 000 naissances ont été enregistrées sur les six premiers mois de 2025 à Gaza, 41 % de moins qu’à la même période en 2022…

La mortalité infantile et maternelle a bondi : 220 mères sont mortes de complications liées à la grossesse. 2600 on fait une fausse couche. Un bébé sur cinq est né avant terme ou en sous poids.

L’ O.N.G. s’inquiète d’un nombre élevé de femmes déclarant « hésiter à avoir un autre enfant… ».

La commission des droits de l’homme de l’ONU, comme l’O.N.G. Amnesty International accuse Israël de « génocide ».

Parmi les « actes génocidaires » recensés, relate Mediapart, le bombardement en décembre 2023, du plus grand centre de fertilité de l’enclave. 5000 échantillons ont été détruit.

« Un acte visant à empêcher les naissances de palestiniens à Gaza » selon la commission lirez-vous.

Dans le rapport, une sage-femme se souvient d’une femme enceinte, à l’agonie. « Elle criait, mais ses pleurs ne semblaient pas être juste ceux de quelqu’un en plein travail. Elle venait de voir son mari et ses cinq enfants mourir dans un raid. Et elle était en train d’accoucher de son sixième bébé. »

 

Alors on se lève et on casse !

C’est le titre de ce reportage du magazine ELLE. « On se lève, et on casse ! » Assiette, bouteille vide, Tiphaine se délecte dans une « rage room », une chambre de la rage. Un espace spécialement conçu pour exorciser colère et frustration.

Né au Japon en 2008, le concept a déferlé sur la France depuis 15 ans.

D’abord, utilisé en « team building », ces évènements censés consolider les liens en entreprise, ce sont désormais les femmes qui représentent la majeure partie de la clientèle.

Pour ses 40 ans, Tiphaine a préfèré ce déferlement cathartique à un bon massage. Cette DRH a enfile un pantalon de jardinier, des gants de chantier, un gilet et une visière de protection…

Avec son marteau, voilà qu’elle s’acharne sur un écran de télévision sur lequel elle projette le visage de son patron qui l’appelle « ma petite ».

« J’ai tant de raisons d’être en colère. J’ai pensé à tous ces boomers qui font du mal aux femmes ».

Chez Fury Room à Paris, on voit défiler près de 300 clients par semaine.

Pour 10 minutes, comptez 25 €. Yva et Léone, 25 ans, ont réservé une salle à la dernière minute : « c’est la guerre pour trouver un boulot, c’est pour ça qu’on vient se battre. On a essayé les longues balades au bord de l’eau. Mais là, on a besoin de faire sortir nos émotions et de se décharger ».

Et ce n’est pas rare que certaines séances finissent avec les larmes aux yeux. Alors certes, c’est un exutoire pour les urbains stressés, pas vraiment un outil de lutte féministe.

Mais ce n’est pas grave. On prend.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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