Dans la presse : un déni de guerre, un choc, un duel entre Trump et les eur
작성자Pr Jho작성시간26.01.21조회수100 목록 댓글 0Dans l'œil de
Publié le mercredi 21 janvier 2026 à 08:46
Dans la presse : un déni de guerre, un choc, un duel entre Trump et les européens, de la dépendance... et des lunettes
Revue de presse du mercredi 21 janvier 2026
La guerre en Europe ?
Gare au déni de guerre
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale… Cela nous semble inimaginable, mais nous croire à l’abri est un leurre !
« Éluder la menace ne garantit pas la paix » et vous lirez cet entretien avec l’Historien Stéphane Audouin Rouzeau dans les pages de Telerama…
« Nous, européens, vivons dans la certitude d’une paix éternelle »
« Nous continuons à croire que la guerre est morte, et que c’est nous qui l’avons tué » pourtant, « nous voici désigné comme l’ennemi par Vladimir Poutine, et nous ne voulons pas l’admettre… »
Dans un livre intitulé « notre déni de guerre », le spécialiste de la grande guerre, explore les raisons de notre aveuglement.
« On minimise le péril, notamment dans les rangs de LFI, comme du RN, alors même que les responsables militaires européens s’accordent à juger cette menace très inquiétante… »
« Comment ne pas penser au débat intense des années 1930 qui ont si violemment opposés pacifistes, militaires et politiques, à propos du réarmement hitlérien et des revendications territoriales allemandes ? »
« Les pacifistes d’hier et d’aujourd’hui sont convaincus que se préparer à la guerre, c’est la provoquer ! »
Pourtant, la guerre n’a jamais été aussi présente dans le cinéma, la littérature et les jeux vidéo, la bande dessinée… Elle est récurrente dans les discours politiques et médiatiques de ces dernières décennies…
« Il y a 10 ans après les attentats de 2015, la société française s’est crue en guerre. Emmanuel Macron nous a déclaré en guerre contre le COVID. Pourtant, on a accusé le chef d’Etat-major des armées Fabien Mandon, d’avoir effrayé les Français quand il a déclaré le 18 novembre dernier, que notre pays devait être prêt à accepter de perdre ses enfants… »
Alors Stéphane Audouin Rouzeau nous provoque, pour mieux nous ouvrir les yeux : « et s’il était nécessaire de les effrayer justement ? La caractéristique du déni et sa grande capacité de résistance à l’épreuve du réel »
Et le réel justement, les Européens vont une nouvelle fois l'affronter à Davos
C’est l’heure du « duel » comme le dit Liberation, « le ton monte entre l’Europe et Trump » nous dit Les Echos, « l’Europe se prépare au divorce avec les États-Unis » affirme Le Figaro, Davos ce « ring économique » pour L’Opinion, « l’Europe durci le ton » écrit La Croix…
Ce matin, tous vos journaux attendent le choc.
« Vous allez voir jusqu’où où je peux aller… »
Le visage déformé Donald Trump en une de la Charente libre et sa citation donne le ton : « Comment l’Europe peut-elle résister à Trump » se demande le Dauphiné Libéré et La Dépêche ?
Et c’est bien la question que tout le monde se pose…
Et tout le monde redoute la réponse…
Si Emmanuel Macron a exhorté les Européens à se servir du bazooka de « l’instrument anti-coercition » prévu par les taxes européennes… une guerre commerciale et des mesures de rétorsion seraient délétères.
Dans Libération, vous lirez à quel point la France dépend du numérique américain…
Ceux qui pourraient nous en parler, ce sont les juges de la cour pénale internationale, placés sous sanction américaine en août sur fond de désaccord avec les décisions rendues par la juridiction.
Depuis, les magistrats de la CPI n’ont plus accès au service de Microsoft ou d’Amazon, mais surtout, plus de cartes de paiement Visa et Mastercard.
Les voici condamnés aux espèces.
« Si Trump interdit à ses entreprises de nous fournir des services, notamment numériques, ce sera terrible » alerte l’historien et géographe Sylvain Kahn.
De là à croire que les Européens pourraient devenir autonome du jour au lendemain ? Illusoire.
À l’instar des moyens de paiement Visa ou MasterCard, Microsoft, Android, iOS, Google, Amazon, ChatGPT, ces firmes américaines sont nos compagnons au quotidien.
80 % des données générées par les internautes français sont hébergés dans des serveurs et dans des centres de données localisé aux États-Unis.
Toute la machine numérique est dominée par les États-Unis et notamment le cloud, l’informatique en nuage.
Ces services qui nous permettent de stocker sur des serveurs répartis partout dans le monde sont détenus à majorité par Amazon, Microsoft et Google.
Ces trois fournisseurs concentrent 70 % du marché européen.
La souveraineté ce n’est pas pour demain
Pour l’instant, en terme économique, on est plutôt dans la « vassalisation heureuse ».
Mais en attendant, le choc, et le discours de Trump très attendu cet après-midi, c’est un accessoire qui fait la une…
Un accesoire, à la une de Libération, en gros plan ou à la une du Financial Times ce matin.
En photo : Emmanuel Macron, au pupitre, lors du forum économique de Davos, hier adressant un discours offensif…
Et ses lunettes… une paire de lunettes de soleil dite Pilote…
Qui fait couler beaucoup d’encre.
Ces verres polarisés bleus réfléchissant que le président arbore depuis quelques jours pour tenter de cacher un « œil meurtri… » comme il le racontait le 15 janvier dernier, lors de ses vœux aux armées sur la base d’Istres nous rappelle le site de Sud-Ouest. C’est « totalement anodin… ». C’est « l’œil du tigre » !
Extrait – l’œil du tigre
https://www.youtube.com/watch?v=btPJPFnesV4
« Ayez l’œil du tigre ! » a exhorté hier soir Emmanuel Macron à la délégation de dirigeants français présent à Davos, comme le raconte le site du Figaro ce matin. Avant d’ajouter : « c’est Rocky III, on va gagner le combat ! »
En attendant, dans les pages style du Figaro, vous lirez que ces lunettes aviateurs ont été inventées en 1936 pour l’ancêtre de l’US Air Force. Donc c’est Ok quand on est sur une base militaire, mais quand même ?!
Comment lire l’usage de cet accessoire lors d’une réunion à l’Élysée sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, ou lors de son discours au forum économique de Davos ?
Le Figaro convoque alors le site Konbini qui a pointé « la faute de goût présidentielle » dans un article intitulé « Monsieur le président, on est désolé, mais votre paire de solaire aviateur miroir, ce n’est pas possible ».
Konbini va même jusqu’à proposer des modèles plus chics que ces « lunettes de Winners », comprenez de gagnants, portées par des hommes d’État américains comme Eisenhower, JFK ou Nixon… Et étrangers, comme Fidel Castro, et évidemment Nicolas Sarkozy…
Le site du Point, nous raconte comment les présidents ont fait des lunettes un accessoire politique.
Qu’elles soient épaisses, discrètes, luxueuses, ou tape-à-l’œil…
Elle construise une silhouette présidentielle.
Une silhouette qui aura donc fait jaser, au point d’éclipser le discours. Dommage qu’en ces temps de déni de guerre, nous soyons distraits par un mauvais choix d’accessoire.