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Dans l'oeil de Nora Hamadi : il a des matins tristes, et encore 6 dodos ava

작성자Pr Jho|작성시간26.06.05|조회수3 목록 댓글 0

Dans l'œil de
Par Nora Hamadi

Publié le vendredi 5 juin 2026 à 08:47

 

Dans l'oeil de Nora Hamadi : il a des matins tristes, et encore 6 dodos avant le mondial !

 

Revue de presse du vendredi 05 juin 2026

Il y a des matins plus difficiles que d’autres…

Il y a des matins comme ce matin
Des matins où on sait en ouvrant les yeux au cœur de la nuit qu’on n’a pas envie. Pas envie de tourner des pages de journaux qui drainent des histoires qu’on ne veut plus lire, qu’on ne veut plus entendre…

Ce matin, il est question de tristesse, d’effroi, de colère… et d’indignation. C’est la Une de La Dépêche du Midi …
Lyhanna. Depuis une semaine, c’était l’attente. Désormais, c’est l’horreur, écrit le journal. Et "le scandale est national".
Combien de plaintes déposées contre le principal suspect, Jérôme Barrela… Et combien de ratés ?!
Un festival de loupés… dont il faudra tirer les conclusions. Et rendre des comptes.

Dans le Sud-Ouest, Julien Rousset l’écrit : la disparition de Lyhanna n’est plus un fait divers. Elle est devenue un choc politique collectif, le révélateur dramatique de nos défaillances dans la protection de l’enfance. Suffira-t-il d’entendre le Garde des Sceaux lui-même dire "nous sommes tous terrifiés par ce dysfonctionnement ?" Pourtant, "Ces délais sont anormaux, mais pas exceptionnels. C’est notre quotidien." révèle un pénaliste bordelais.

"Après Shaina, victime d’un viol Collectif, puis brûlée vive, Marina, Lola, Céleste… Et ces scandales dans le périscolaire… Comment voir un simple dysfonctionnement ?" s’interroge Nicolas Charbonneau dans Le Parisien.

Et les priorités sont sans doute ailleurs. "La lutte contre le terrorisme, le narcotrafic, le crime organisé. Les violences sexuelles faites aux enfants sont le parent pauvre de la justice française".

À la une de La Croix, Fabienne Lemahieux rappelle que 700 plaintes sont déposées chaque jour pour des viols ou des agressions sexuelles. Un contentieux de masse. Mais le recueil ne suffit pas, face à une société qui ne tolère plus l’invisibilisation, voire l’impunité de tel crime… C’est une question de dignité.

Et il y a encore de la tristesse ce matin…

C’est une silhouette blanche et noire…
Ce sourcil et cette mouche, ce grain de beauté qui signait le visage de celle qui aura eu "mille et une vies"… Marjane Satrapi nous a quitté hier. Et c’est une tristesse folle qui nous étreint en regardant cette esquisse à la Une de Libération.
Ce matin, son visage, encadré par ses longs cheveux noirs de jais et ce regard profond et puissant… est partout, du New York Times, au Corriere della Serra au Spiegel.

"Elle est morte de tristesse" selon les mots de ses proches. Une expression‎ reprise partout là aussi, à l’exception notable du Figaro, qui en page intérieur, écrit tout haut que qui se lit entre les lignes. "C’est une femme radicalement libre. Libre de vivre de son art, libre de mourir de chagrin" rappelle l’illustratrice et autrice Catherine Meurisse.

Marjane Satrapi… C’est l’essence même du slogan "Femme vie Liberté", né de la mort de Mahsa Amini, en Iran. Et c’est le titre du portrait que Hamdam Mostafavi lui consacre dans Libération.
Et je dis bien portrait… parce qu’il n’est jamais question de nécrologie quand on est éternelle…
Celle qui ponctuait ses phrases de "Azizam", "ma chérie" va révolutionner l’univers de la B.D. et changer le regard du monde sur les iraniens.

"L’écorchée vive, la femme brute, sauvage, drôle", était aussi une rassembleuse, notamment dans une communauté iranienne souvent divisée. Elle matraquait que "la démocratie c’est une culture", "on n’impose pas la démocratie en lançant une bombe et en ouvrant un McDo". Celle qui citait Pouchkine : "si tu veux parler au monde, parle de ton petit village", s’est éclipsée alors que l’Iran et dans l’impasse.

Hier soir, dans un écho cynique à sa disparition, le site du Monde publiait une analyse du Journaliste Ghazal Golshiri. "La guerre en Iran, loin de fragiliser la république islamique, l’a consolidé", lirez-vous. Donald Trump pensait faire chuter le régime, mais la guerre a renforcé le noyau dur du pouvoir autour des structures militaires et sécuritaires, tout en accélérant la répression intérieure.

Il y a des matins tristes…

Mais il y a des bonnes nouvelles dans les journaux ce matin ?

Oui ! Il y a cet esprit du mondial de football qui se glisse ce matin partout. Encore 6 dodos avant la promesse de la joie, de la communion et des footix convertis par le sacre parisien en ligue des champions !
Alors certes, on va continuer à s’agacer des cretineries coupables de la FIFA, qui interdit les bouteilles d’eau au stade malgré la vague de chaleur qui s’annonce. Et c’est à lire dans The Athletic et Les Echos.

Dans Les Echos week-end, spécial mondial, on se plonge dans l’acte de naissance du Food business au mondial 94, aux États-Unis.
Il y a aussi la saga Tarkett, ce groupe familial tricolore qui équipe les stades avec ses revêtements de sol. Et cette nouvelle tendance du maillot de foot porté hors des terrains…

Dans La Croix L’hebdo, c’est une interview de Claude Le Roy indispensable : l’homme du football africain raconte ce sport qu’il traverse depuis 60 ans avec une profondeur historique rare.

Il flingue Gianni Infantino, le président de la FIFA, qui « abîme profondément le football mondial ». Il pose un regard plein d’amour sur les joueurs… "Ces gamins de 20 ans qui ont une responsabilité d’exemplarité immense quand beaucoup ont quitté leur famille à 12 ou 13 ans pour entrer dans des centres de formation".

Et puis le progrès et le républicain Lorrain nous rappelle la folie Panini !
L’album de la coupe du monde format XXL est sorti début mai et c’est déjà un phénomène mondial. 112 pages. 980 vignettes. Il est déjà en rupture !
Et son meilleur ambassadeur n’est autre que Antoine Griezmann !
Au Chili, la semaine dernière, 8000 fans se sont réunis dans un stade pour un échange géant d’autocollants.
Sur Facebook et Leboncoin, des groupes de fans se sont créés.
Vinted annonçait + 603 % de recherche de vignettes ou d’éditions épuisées…

En 2026, dans nos vies bouffées par l’immatériel et le numérique, on se rencontre, on échange des cartes, on retrouve la valeur de l’objet, lirez-vous.
Mais début mai, la FIFA a annoncé mettre fin au partenariat avec Panini, débuté en 1970.

Et puis, dans le Figaro-Madame, vous lirez une interview indispensable ! Celle dont l’enfance a été rythmée par les matchs du dimanche, et dont le triptyque était la cuisine, le cinéma et le football. Celle qui, journaliste sportive depuis 1997, n’a pas été effacée de l’histoire…
Je vous le donne en mille. Nathalie Ianneta.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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