Dans la presse : l'hiver démographique est une bonne nouvelle, manifestatio
작성자Pr Jho작성시간26.06.09조회수3 목록 댓글 0Dans l'œil de
Par Nora Hamadi
Publié le mardi 9 juin 2026 à 08:46
Dans la presse : l'hiver démographique est une bonne nouvelle, manifestations pour Lyhanna et Happy Shopping
Revue de presse du mardi 9 juin 2026.
Et voilà l’hiver démographique. À partir de 2037, la France va perdre des habitants. Ce scénario catastrophe de l’Insee est en une des Échos et du Figaro ce matin.
En 2070, nous aurons perdu 3,2 millions d’habitants, une décroissance inédite et historique qui va rebattre les cartes du système de retraite, nous dit L’Opinion. C’est encore pire que prévu selon le Conseil d’orientation des retraites, dans son rapport annuel qui sera présenté officiellement ce jeudi et que L'Opinion a pu consulter.
Loin du conte de fées
Mais faire moins de bébés, est-ce si grave ? C’est la question que pose Alternative économique en une. Il faut dire qu’on est loin du conte de fées. "Ils se marièrent, vécurent heureux et n’eurent pas beaucoup d’enfants…"
Voilà la France du 21ᵉ siècle… Peut-être faut-il y voir une opportunité d’augmenter le taux d’emploi des femmes, des seniors, et avoir effectivement davantage recours à l’immigration. Ce triptyque peut résoudre une partie de l’équation. C’est sans doute aussi une occasion d’adapter les infrastructures et d’accepter que des écoles ferment pour ouvrir des EHPAD.
Et si l’effondrement démographique était une opportunité ? Sur le site de Courrier international, cet article du New York Times convoque le précédent de la peste noire : l’épidémie qui a ravagé l’Europe à partir de 1345 a permis un retour à la prospérité. Comme la population a chuté, la richesse par habitant a progressé.
La peste a doublé l’offre de logement, comme la quantité de nourriture, de boissons, de vêtements. La consommation moyenne de viande chez les citadins a doublé. Les parents ont investi davantage dans l’éducation de leurs enfants, moins nombreux. Les femmes ont pu accéder au marché du travail, les villes qui limitaient l’arrivée des étrangers ont rivalisé pour les attirer. Cette période faste a duré un siècle et demi.
Le reflet d'une crise profonde
Pourra-t-on véritablement freiner l’érosion de la natalité ? Pas sûr, tant la baisse de la natalité est multifactorielle.
Mais dans le New York Times, vous lirez que l’iPhone est sans doute aussi une cause… Depuis 2007, date de sortie du smartphone, les jeunes ont moins socialisé et sont par conséquent moins susceptibles d’avoir des rapports sexuels, selon deux études parues ces dernières semaines.
La fécondité est devenue un nouveau terrain d’affrontement idéologique où conservateurs, ultra-conservateurs et nationalistes projettent leur anxiété démographique sur le corps et la vie intime des femmes, décrit Anne-Cécile Maillfert de la Fondation des Femmes.
Mais la baisse de la natalité est le reflet d’une crise profonde du soin et de l’habitabilité du monde.
Et l’État ne protège pas les enfants…
À Rennes, raconte Ouest-France, c’est la porte-parole locale du collectif Nous Toutes qui prend la parole devant 800 personnes pour pointer non pas des « défaillances. Mais bien le fonctionnement normal d’un système qui ne « protège pas les enfants… »
« Un prédateur connu, une enfant perdue : on protège qui au juste ? »
C’est aussi ce qu’on pouvait lire sur une pancarte hier soir à Reims, dans la manifestation qui rassemblait 450 personnes devant le tribunal…
Partout ce matin dans vos journaux les mêmes images de foules, essentiellement féminines… Et partout, le même mot d’ordre, les mêmes phrases… À Lorient, Bourges, Nice, Grasse, Lyon, Douai, Saint-Brieuc, Sens, Nantes, Chartres, Reims, Nevers, Nice, Toulon, Martigues ou Nantes…
À Lyon, relate Le Progrès, les pancartes disent la colère : « État coupable, justice complice… »
Olivier, retraité « bientôt grand-père », fait éclater son ras-le-bol devant les 24 colonnes du palais de justice. « On paye des impôts qui financent un État pour nous protéger, mais il n’y a plus d’État pour nous protéger. »
À Grenoble, ils sont 300 : « On est là pour dire que ça suffit. On en a marre. Nos enfants sont sacrifiés et les pédocriminels sont protégés ».
Séverine Durand a affronté la machine judiciaire et parle des « soupçons d’inceste sur sa fille ». « Je crois en la justice comme on croit en Dieu, mais je me suis rendu compte que j’avais ouvert les portes de l’enfer. »
En écho, dans le Journal du Centre, c’est une famille du nord de la Nièvre qui vit au purgatoire depuis près de trois ans. En 2023, leur fille a deux ans quand elle est victime d’une agression sexuelle. L’agresseur est connu, il parle de « quéquette » tout le temps. Après des examens médicaux qui concluent à des lésions, une plainte est déposée. « Ils nous ont dit qu’il avait été auditionné, qu’il avait été relâché… et qu’il niait les faits. C’était il y a deux ans et demi. Depuis, c’est toujours moi qui les appelle. Ils deviennent agressifs. L’adjudant qui a géré l’enquête ne veut plus me parler. » Depuis, la fillette continue de dire qu’elle a « peur de tonton quéquette ».
La fin des soirées pyjamas
Et c’est une conséquence directe de la multiplication des affaires de pédocriminalité : la fin des soirées pyjamas. Et c’est à lire dans Le Parisien AEF. La multiplication des affaires de pédocriminalité a ravivé les peurs chez beaucoup de parents… Y compris sur des habitudes qu’on pensait jusqu’ici anodines : permettre à son enfant de dormir chez un copain ou une copine.
« J’ai remplacé la soirée pyjama que me réclamait ma fille par un pique-nique dans un parc, explique Astrid. Nous avons beau avoir des affinités avec des papas et des mamans d’école, nous ne savons jamais ce qui se passe entre leurs murs. »
Dans Le Parisien, Julien est enquêteur amateur. Sur les réseaux, il crée de faux profils de jeunes filles pour attirer et piéger les pédocriminels. Ce jour-là, c’est Léa, 12 ans, qu’il active.
Depuis la création de ce profil il y a deux ans, ce sont 2356 adultes qui ont demandé la fillette en amie. Le bénévole d’1m90 et 100 kg a fait tomber 136 pédocriminels, lirez-vous dans Le Parisien. Parmi eux, un DJ connu, le fils d’un maire, un ex-sapeur-pompier octogénaire…
Les achats qui font du bien
Alors, pour retrouver une part de naïveté et d’innocence, il faut sans doute se plonger dans la trousse des petits et des grands… La grande enquête des Échos nous plonge dans le phénomène Legami, la marque d’objets ludiques, des crayons hippopotames, trousses abeille ou des mugs chats.
On appelle ça le « Happy shopping ». Ces achats qui font du bien. Et c’est un carton. 383 millions de chiffre d’affaires. La devise de l’entreprise, c’est « We Are Dreamers ». Rêver de retrouver une part d’enfance. Moi je dis oui !
D’ailleurs, celui ou celle qui m’a volé mon stylo coccinelle est prié de me le ramener.