Eric Roy, le King de Brest, Andrea Bescond, Gregory Bobbato et un lapin méc
작성자Pr Jho작성시간26.06.18조회수5 목록 댓글 0Dans l'œil de
Par Nora Hamadi
Publié le jeudi 18 juin 2026 à 08:46
Dans l'oeil de Nora Hamadi : Eric Roy, le King de Brest, Andrea Bescond, Gregory Bobbato et un lapin méchant...
Revue de presse du jeudi 18 juin 2026
Et c’est la mort d’un roi
Eric Roy, devenu roi de Brest est décédé hier à 58 ans… Et son visage barre la une de l’Équipe, du Télégramme, de Nice Matin… Et les pages intérieures de la Voix du Nord, de Ouest France, de la Provence et du Parisien.
Il pleut sur Brest… écrit le quotidien sportif. Parce que le king n’est plus.
Celui qui a lutté pour relever la cité bretonne depuis son banc d’entraineur à perdu face a un cancer du pancreas.
Quand il signe au stade Brestois le 3 janvier 2023, Roy à 55 ans et rêve d’entrainer. Il est diplômé mais personne ne le sait. Tout le monde l’ignore. Sauf le directeur sportif du club finistérien, Grégory Lorenzi. Qui l’appelle à la rescousse. Incrédulité. Raillerie.
Sa première mission, ce sera le maintien. Et puis, ce sera la reconquête. Brest arrache une troisième place en ligue 1 et accède au graal : la ligue des champions.
Eric Roy fera taire les rageux.
Une remontada d’exception… et une chanson désormais à sa gloire, par les supporters du stade Francis le Blé.
Chant Eric Roy
https://www.youtube.com/shorts/gBaFkAC7WSQOuverture dans un nouvel onglet
Le King Eric est né… Et ce sont ses enfants qui ont annoncé la nouvelle de sa mort hier sur Instagram… et c’est le site du magazine parents qui raconte.
« Papa se battait contre un cancer du Pancreas, écrivent Markus et Victoria Rose et leur mère Loetitia. Aux supporters Brestois, nous voulons dire merci. Papa nous a toujours dit que ce chant que vous avez fait, il l’emporterait avec lui. Nous savons l’immense vide qu’il va laisser »
« Ce club lui a permis de vivre un truc de fou, observe Jérôme Alonso, proche de l’entraîneur depuis près de 40 ans à Nice Matin. Je pense qu’il a beaucoup tenu grâce à ça.»
Celui qui a connu Eric Roy au centre de formation de Nice affirme à L’équipe « c’est le grand frère que je n’ai jamais eu ».
A Marseille, ou il a joué, c’est aussi le choc et l’émotion.. « C’était un Guerrier, ajoute Robert Nazaretian. Il ne voulait pas qu’on en parle. On ne lui demandait donc pas comment il allait. »
Eric Roy a porté Brest dans la cour des très grands écrit Ouest France. Et il est à jamais installé au Panthéon des entraineurs
Elle, elle se bat pour les enfants…
Et son regard nous transperce en une du nouvel Obs…
Elle, c’est Andrea Bescond… Et la comédienne, qui a porté sur scène ces chatouilles qui cachent souvent l’indicible, lance un appel :
« Notre combat, c’est l’enfance ».
« Lyhanna, c’est l’injustice de trop, la mort de trop. Quand c’est arrivé, j’ai témoigné de ma colère et j’ai vu que ça devenait un mouvement collectif.
Pour la première fois, toutes les associations ont convergé et je me suis dit ça y est, c’est maintenant, c’est le grand tournant ».
Dans une convergence des luttes inédites, lirez-vous, un seul slogan émerge.
« Nous sommes toutes féministes, nous sommes toutes Enfantistes ».
Longtemps relégué aux ouvrages universitaires, l’enfantisme émerge et inonde toutes les sphères.
C’est donc un combat contre l’Adultisme qui règne dans nos sociétés qui se dessine. L’adultisme, « c’est le préjugé envers les enfants, fondé sur la croyance qu’ils appartiennent aux adultes et qu’ils peuvent, voire doivent, être contrôlées et asservis, pour servir les besoins des adultes ».
Et Andrea Bescond nous rappelle l’évidence : « En France, un enfant meurt tous les cinq jours de violences exercées par ses parents ou par un proche. Toutes les trois minutes, un autre, est victime d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle. 85 % des actes de violence contre les personnes et 97 % des infractions sexuelles sont commis par des hommes. Et contre qui ?
Des femmes et des enfants dans leur grande majorité.
« Il n’y a plus à réfléchir lance celle qui se dit énormément déçue par le monde politique, les préconisations ont déjà été faites tant de fois. Il y a eu celle de la Civiise, qui sont restés dans un tiroir, celle de la commission parlementaire sur le traitement judiciaire de l’inceste, qu’il faut voter. Et cette loi intégrale sur le viol qui doit être elle aussi votée au plus vite.
Lui, aura su mettre des mots sur un drame.
Grégory Bobbato a été élu en mars maire de Fleurance. Et ce matin, vous lirez son portrait en Der’ de Libération, comme on dit, et dans les colonnes de Paris Match.
Il le dit lui-même : « Il a été happé par la tragédie » qui a fracassé sa petite commune gersoise de 6000 habitants. La mort de Lyhanna.
Le Vigneron Œnologue de 42 ans a grandi dans la ferme de ses grands-parents, a adhéré un temps Aux Républicains avant de quitter le parti quand Eric Cioti en a pris la direction. L’outrance n’est pas sa came lirez-vous. En politique, il le dit : « en assemblant, on rassemble »
Et c’est en rassembleur qu’il a pris la parole et fustigé la froideur bureaucratique : « face à une famille à qui on annonce qu’on a probablement retrouvé le corps de son enfant, il n’y avait pas une parole humaine pour parler de dignité ou de respect ».
Et ses phrases claquent. « La réalité c’est que Lyhanna est le dernier acte d’une tragédie qui se joue depuis bien trop longtemps. C’est une défaillance sociétale ».
Le responsable est désigné. Ce sera donc l’État.
À Fleurance, sur les réseaux sociaux, c’est l’homme « qui parle vrai », « l’élu au mot juste ».
Peut-être tient-il ça de son arrière-grand-mère qui lui a transmis l’amour de la chose Publique.
« Elle me disait, si un jour tu doutes de quelqu’un, regarde-le dans les yeux. Tu verras si il me ment ».
Depuis, c’est son éternelle boussole.
Et c’est un méchant lapin qui symbolise la resistance
Bad Bunny
https://www.youtube.com/watch?v=KU5V5WZVcVEOuverture dans un nouvel onglet
Il était une fois un Bad Bunny… un méchant lapin devenu l’incarnation de la résistance culturelle à l’Amérique de Trump.
« Trump et Bad Bunny, Bad Bunny et Trump. Deux phénomènes simultanés et complémentaires : l’amour et la destruction, le défenseur de l’honneur du peuple face aux tirant avec un grand T. Lirez-vous dans Courrier International, qui traduit une analyse parue dans El Pais.
« Benito a embauché le meilleur directeur marketing du monde : Donald Trump » s’amuse un poids-lourd de l’industrie musicale. Trump s’est mis en colère en apprenant que Bad Bunny se produirait à la mi-temps du Super Bowl. Quand l’artiste a mis en scène la fierté du peuple latino, le président s’est agacé : c’est une insulte à la grandeur des États-Unis. »
Bad Bunny est devenu un roi et c’est Donald Trump qui a couronné.
D’un roi, d’une reine à l’autre… Ce matin, tout est histoire de combat pour la dignité