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Dans la presse : Marc Bloch au Panthéon, l'affaire Lyhanna et la canicule

작성자Pr Jho|작성시간26.06.23|조회수6 목록 댓글 0

Dans l'œil de
Par Nora Hamadi

Publié le mardi 23 juin 2026 à 08:46

 

Dans la presse : Marc Bloch au Panthéon, l'affaire Lyhanna et la canicule

Revue de presse du 23 juin 2026.

L'actualité permet parfois des percussions iconoclastes. Aujourd'hui, Marc Bloch entre au Panthéon et hier, le pré-rapport administratif sur l'affaire Lyhanna pointait des erreurs accablantes. "Une enquête aux terribles ratés", titre La Croix, et c'est l'auteur d'Une étrange défaite qui est convoqué pour éclairer ses manquements.

Une lumière crue, qui raconte une résonance saisissante, nous dit l'éditorial du Figaro : "Chefs vieillis, chargés d’honneurs, gâtés par une longue vie de bureaux et d’habileté ; "On s’était accoutumé, durant de longues années de bureaucratie, à beaucoup d’insuffisances, qui prenaient rarement un caractère tragique. Ce ne sont pas des extraits du rapport sur Lyhanna, mais des phrases tirées de L’Étrange Défaite", écrit Vincent Trémolet de Villers. "La dilution des responsabilités est au cœur de la méditation de Marc Bloch", écrit-il. "C'est aussi la cause profonde de la grandissante défiance qu'inspire de plus en plus la justice", lirez-vous. "C'est l'éthique d'irresponsabilité, une impunité moralement scandaleuse."

Une société malade ?
Dans Les Échos, même antienne : "léthargie, relativisme, déresponsabilisation"… "L'étrange défaite des élites administratives dépeinte par Marc Bloch pour expliquer la drôle de guerre se répète presque dans les mêmes termes aujourd'hui", écrit Cécile Cornudet. Une "société malade, comme l'était celle de 1940. Il y a eu ankylose du caractère", disait l'historien. Les services publics sont perçus comme "à l'os", cela nourrit le sentiment d'un État qui ne fonctionne plus et c'est "un redoutable carburant anti-élites", "une machine à nourrir les populismes", écrit-elle.

"Mais la puissance publique ne se défaussera pas", affirme Sébastien Lecornu. "Il faut éviter à tout prix une giletjaunisation de cette affaire", craint un ministre.

Il n'y aura donc pas d'étrange défaite. Promis, juré, craché, l'exécutif fait bloc, et voici donc une société malade. Sans doute, mais malade de quoi ? Malade d'abord d'une instrumentalisation à outrance d'un historien résistant à qui on fait dire à peu près tout dans un hors-contexte total, peut-être faudra-t-il convoquer simplement sa devise "Dilexit veritatem", "Je chéris la vérité".

Et aujourd'hui, partout, y compris dans les journaux, il fait chaud...

 

 

 

 

 

 

 

 

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