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Journal de 12h30 du jeudi 29 janvier 2026

작성자Pr Jho|작성시간26.01.29|조회수48 목록 댓글 0

Journal de 12h30

Publié le jeudi 29 janvier 2026 à 12:30

 

Minneapolis : Donald Trump alterne les signes d'accalmie avec les propos vindicatifs

 

La situation reste hautement inflammable à Minneapolis mais aussi dans toutes les villes où les citoyens comme les élus tiennent tête à l'administration républicaine.

Si Donald Trump avait semblé vouloir jouer l’apaisement en annonçant, cette semaine, un retrait partiel des rues de Minneapolis de ses agents masqués de la police de l'immigration, le président américain a prouvé hier qu'il n'entendait pas pour autant relâcher son étau sur la grande ville du Minnesota. Renouant avec sa rhétorique incendiaire, le locataire de la Maison Blanche s’en est pris directement au maire démocrate de la cité du Midwest. Plus exactement et après que Jacob Frey eut déclaré qu’il "n’appliquerait pas les lois fédérales sur l’immigration", Donald Trump l'a menacé de vouloir jouer avec le feu.
Autre signal fort de cette confusion qui parcourt les Etats-Unis, à Washington, les démocrates eux menacent toujours de provoquer un nouveau "shutdown" s’ils n’obtiennent pas des réformes de l’ICE d’ici demain soir. Des tractations de dernière minute sont en cours pour ne pas replonger le pays dans une énième crise.
Enfin, dernière illustration de cette vague d'indignation générale autour de la mise en œuvre brutale des politiques anti migrants de l'administration Trump, au Texas cette fois-ci, une manifestation pacifique a été dispersée hier à coups de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre. Une centaine de personnes s'étaient rassemblées devant le centre de détention où a été transféré le petit Liam, 5 ans, un Equatorien dont les images de l'arrestation à Minneapolis le 20 janvier dernier avait ému bien au-delà des frontières des Etats-Unis. Il se trouve qu'un représentant démocrate a pu lui rendre visite hier. Il décrit un enfant "déprimé" et "triste" et s'inquiète, Virginie, pour sa "santé mentale".

 

Les autres titres de l'actualité

C'est l'une des nombreuses conséquences de la poussée protectionniste de Donald Trump, comme de sa diplomatie parfois erratique : le renforcement partout d'alliances commerciales qui, à long terme, pourrait finir par fragiliser l'hégémonie des Etats-Unis. Ainsi, après que l'Inde et l’Union européenne ont officialisé mardi la conclusion d'un vaste accord de libre-échange, aujourd'hui, c'est au tour de la Chine et du Royaume-Uni d'affirmer la nécessité de renforcer leurs relations. Ce matin, au cours de la toute première visite à Pékin d'un chef du gouvernement britannique depuis 2018, Keir Starmer a certes admis la persistance de différends sérieux, tout en soutenant que ces divergences ne devaient pas empêcher la coopération.

"Le doigt sur la gâchette". Face aux menaces répétées de Donald Trump, la République islamique d'Iran se dit toujours prête, ce matin, à une "riposte écrasante", tout en réitérant sa volonté par ailleurs de négocier un accord nucléaire. Et en attendant, pour conjurer la menace d’une intervention, Téhéran multiplie les contacts diplomatiques, en particulier dans la région. Parallèlement, devant le massacre d’une ampleur sidérante commis par les Gardiens de la révolution, de plus en plus d’Iraniens ont cessé d’espérer un changement de régime de l’intérieur. Et nourrissent à présent pour certains une attente ambiguë : une libération venue d’ailleurs.
Parmi les options envisagées par Washington, certaines incluent justement des bombardements de sites militaires et des frappes ciblées contre des dirigeants pour faire tomber le pouvoir. Jusqu'à quel point ce scénario est-il véritablement réaliste ?
L'invité de la rédaction : David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique et co-auteur de "La République islamique d’Iran en crise systémique" (L’Harmattan, 2022).

Les protestations politiques affluent de toute part : à droite comme à gauche. Hier, le gouvernement a confirm‎é la vente à une société américaine du groupe français LMB Aerospace, qui fabrique notamment des ventilateurs pour les Rafale et les sous-marins nucléaires. De quoi provoquer l'ire de l'opposition. Quand le Rassemblement National dénonce une "grande braderie", la France Insoumise qualifie de "suicidaire" la décision de faire passer "un industriel stratégique pour [notre] défense entre les mains de Donald Trump". Et quand bien même le ministre de l’Economie, Roland Lescure, promet "un suivi rapproché", c'est vrai que cette vente a de quoi interroger. D'autant plus que la direction générale de l’armement, elle-même, était contre.

Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité inscrits à France Travail a augmenté de 2,6% au quatrième trimestre 2025. Une hausse qui s'élève à près de 7% sur un an. Alors pour le gouvernement il s'agirait là seulement des effets de la loi pleine emploi, avec l'inscription des allocataires du RSA rendue obligatoire. Ce dont, en revanche, doutent fortement les organisations syndicales.

La chambre haute est appelée à examiner une proposition de loi visant à relancer les projets d'énergies fossiles en outre-mer. Une revendication en l'occurrence venue directement de Guyane et qui a d'ores et déjà soulevé, bien entendu, de vives oppositions de la part des défenseurs de l'environnement. Or ce texte a beau avoir été cosigné par des élus ultramarins et macronistes il fait débat, en réalité, jusque dans les rangs gouvernementaux. De sorte qu'on attendait l'arbitrage final. Finalement, la question a été tranchée hier : le gouvernement ne soutiendra pas cette proposition de loi.

 

 

 

 

 

 

 

 

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