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Journal de 12h30 du mardi 9 juin 2026

작성자Pr Jho|작성시간26.06.09|조회수5 목록 댓글 0

Journal de 12h30

Publié le mardi 9 juin 2026 à 12:30

 

Lyhanna : les rapports d’enquêtes «seront rendus publics», promettent Gérald Darmanin et Laurent Nuñez


Dans la recherche des coupables dont les manquements auraient pu conduire à la mort de Lyhanna et au risque d'une forme d'instrumentalisation de ce drame, la magistrature se retrouve aujourd'hui au cœur des critiques.

Sous pression depuis la disparition de la petite Lyhanna retrouvée morte la semaine dernière, confronté notamment à une vague d'émotion mais aussi de colère comme en témoignent les dizaines de rassemblements organisées hier soir devant des tribunaux partout en France, Sébastien Lecornu a convoqué depuis une heure maintenant à Matignon un conseil restreint chargé d'arbitrer plusieurs mesures, qui pourront être intégrées au projet de loi sur la protection de l'enfance. Un texte déjà présenté en Conseil des ministres il y a une 10aine de jours. Et que le gouvernement entend faire étudier au Parlement le mois prochain. Parmi les sujets sur la table, on citera : "l'aggravation des peines en cas de viols sériels ; la modification des règles de prescription ; mais aussi l'information des victimes tout au long de la procédure ; ou bien encore la nécessité de motiver les décisions de classement sans suite concernant les crimes et délits sexuels". Autant de mesures censées répondre, donc, à un système judiciaire marqué aujourd'hui par l'accumulation des dossiers. Et où il devient, parfois, difficile de distinguer les priorités. Alors parmi les membres du gouvernement conviés ce matin à Matignon, se trouvent non seulement les ministres de la Santé et de l'Education, sans oublier bien évidemment ceux de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Nunez et Gérald Darmanin, lesquels étaient eux auditionnés un peu plus tôt dans la matinée au Sénat.

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Demain, Jean Castex affrontera son premier bras de fer social à la SNCF. Les quatre syndicats représentatifs appellent à une grève unitaire de 24 heures. Un coup de semonce pour lequel les organisations ont choisi une date hors grands départs (week-end ou baccalauréat) et attendent une mobilisation importante. En cause : le dysfonctionnement de l'ouverture de l'entreprise à la concurrence, avec une réorganisation qui nuit à la santé des salariés. Jusqu'à provoquer des drames humains. Depuis le début de l'année, treize salariés se sont suicidés, du jamais vu de mémoire de cheminots. A cela s'ajoute le nombre d'arrêt maladie en augmentation de 20 %. Je vous propose d'écouter Julien Troccaz, secrétaire fédéral de Sud-Rail Cheminots. Lui dénonce une forme de harcèlement institutionnalisé, lié aux volontés d'économie de la SNCF.

C’est un compte-rendu qui, chaque année, produit invariablement le même effet. Celui d’une véritable douche froide pour tous les défenseurs du climat et de la transition écologique. Produit par 8 ONG, principalement françaises et américaines, ce rapport analyse les financements dans les projets gaziers ou pétroliers des 65 plus grandes banques dans le monde. Et les chiffres sont vertigineux : en 2025, celles-ci ont injecté pas moins de 906 milliards de dollars dans les énergies fossiles, soit une hausse de 8 % en un an. Des financements en augmentation, notamment, depuis la guerre en Ukraine. Et dont la cohérence décidément interroge après qu'une nouvelle guerre, au Moyen-Orient, vient à nouveau pointer les dangers de notre dépendance énergétique.

Parce qu'à l'approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, sans oublier l’imminence du coup d'envoi de la Coupe du monde de football, Donald Trump cherche désespérément une sortie au conflit qu'il a lui-même déclenché au Moyen-Orient, le président américain ne cachait plus, depuis quelques jours déjà, son hostilité face aux velléités jusqu'au-boutiste de son allié israélien Benyamin Netanyahu. Et, hier, après un énième coup de téléphone, le locataire de la Maison Blanche a fini par obtenir sinon la fin des hostilités entre l'Etat hébreu et l'Iran, à tout le moins, un fragile retour au calme, puisque chacun des deux camps continue, en réalité, à menacer l'autre de représailles en cas de nouvelle attaque. De quoi, malgré tout, dissiper temporairement les doutes sur la capacité de Washington à trouver un éventuel accord avec la République islamique. Reste qu'un deal avec Téhéran demeure pour l'instant, c'est vrai, encore assez largement chimérique. Et que, par ailleurs, la signature d’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran constituerait un double échec pour Benyamin Netanyahu. Pourquoi ? Tout d’abord, parce que le cas échéant il ne serait parvenu à réaliser aucun de ses objectifs de guerre. Et, ensuite, parce qu'à l’approche des prochaines législatives, cela risquerait d'accroître la pression sur sa survie politique dont dépend des alliances forgées avec des politiciens opposés à toute forme de compromis. Raison pur laquelle, d'ailleurs, l'armée israélienne poursuit ses opérations militaires au Liban. En d'autres termes et quand bien même les hostilités ont effectivement cessé entre l'Iran et Israël après le rappel à l'ordre de Donald Trump, la situation ressemble toujours globalement à une impasse. Et pour en parler avec nous, invité de la rédaction à présent : Clément Therme, chargé d'enseignement à l'Université Paul Valéry de Montpellier, également auteur d'un ouvrage intitulé : "Iran - Israël, la guerre idéologique de 1979 à nos jours' (paru cette année chez Taillandier).

En Ukraine, les bombardements se poursuivent de manière quasi quotidienne des deux côtés du front. Au moins cinq personnes ont encore été tuées et une quarantaine d'autres blessées dans des frappes sur les régions de Kharkiv et Zaporijjia. Au total, l'armée du Kremlin a tiré la nuit dernière quelques 166 drones à longue portée et deux missiles. A l'inverse et depuis déjà plusieurs semaines, Kiev intensifie ses attaques aussi bien en territoire ennemi, qu'à l'intérieur de ses propres frontières dans les zones illégalement annexées par Moscou. C'est le cas, en particulier, en Crimée, où sont régulièrement visés les dépôts pétroliers comme les axes de ravitaillement. Au point que la péninsule est à présent touchée par d’importantes pénuries de carburant.

C'est une nouvelle illustration du tour de vis imposé aux médias par la junte au pouvoir au Mali. Hier, le journaliste Chahana Takiou a été placé en détention après avoir osé critiquer publiquement les autorités, lors d'un forum des médias à Bamako. Une prise de parole musclée face à un procureur et une séquence rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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