Journal de 12h30
Publié le lundi 15 juin 2026 à 12:30
Les États-Unis et l'Iran ont trouvé un accord de paix
La paix serait donc en chemin au Moyen-Orient. Hier, un accord a été conclu entre Washington et Téhéran. On se demandera qui des deux belligérants à le plus à y gagner. Et quels sont, par ailleurs, les risques de voir cette issue compromise dans les prochains jours.
C’est le Pakistan, médiateur dans ce conflit, qui le premier a annoncé officiellement la nouvelle : nous avons le plaisir d’annoncer qu’un accord de paix a été conclu entre les États-Unis et l’Iran. Plus exactement, Washington et Téhéran ont finalisé un 'protocole' d'accord, 'censé' mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et qui doit 'encore' être signé en Suisse vendredi prochain. En réalité, on ne connaît toujours pas le texte intégral de cet accord. Mais tout porte à croire après 4 mois d'une guerre qui a fait plus de 7 000 morts, fragilisé les alliances régionales et plombé l’économie de la planète toute entière, que ce deal permettra surtout de revenir à la situation qui existait, déjà, à la veille du conflit : à savoir le détroit d’Ormuz ouvert à la circulation et la promesse de l’Iran de ne pas se doter de l’arme nucléaire.
Au-delà des détails de ce deal qui, on l'aura compris, demeurent encore assez obscurs, il existe surtout une incertitude plus grande encore sur la solidité même de cet accord qui dépendra de la capacité du président américain, Donald Trump à contenir son ami : le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, puisque ce texte vise à mettre fin à la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban. Ce matin, l'Etat hébreu a déjà prévenu qu'il maintiendrait ses troupes à Gaza, en Syrie et au Liban, pour une durée indéterminée.
Les autres titres du journal
Depuis ce matin, France Cuture vous fait vivre une journée spéciale au Yémen, ce pays difficile d'accès, le plus pauvre de la péninsule arabique, divisé depuis plus d'une décennie entre, d'un côté, les Houthis qui contrôlent une grande partie du nord et, de l'autre, les forces gouvernementales au sud. Un pays où forcément es témoignages sont extrêmement rares. Nos envoyés spéciaux Etienne Monin et Alexandre Abergel ont pu se rendre à Aden. C'est là que, chaque année, des centaines de blessés de la guerre, parmi les plus graves, espèrent guérir en quittant leur pays.
Près de 6 milliards de poissons, crustacés et autres méduses seraient victimes des centrales nucléaires françaises, chaque année. C'est ce qui ressort d'un rapport publié ce matin, intitulé : "L'Hécatombe invisible". A travers cette étude fondée sur des documents internes à EDF, le réseau Sortir du nucléaire alerte, notamment, sur les conséquences désastreuses des systèmes de refroidissement des réacteurs
Les restes d'Amérindiens, conservés à Paris au Quai Branly et au Musée de l'homme depuis plus d'un siècle, vont ils bientôt pouvoir rentrer chez eux ? C'est le but d'une proposition de loi, étudiée cet après-midi à l'Assemblée. Car, pour l'instant, les dépouilles ne peuvent pas être restitués, au nom du principe d'inaliénabilité des collections publiques. Alors c'est vrai que plusieurs dérogations ont déjà été votées. Sauf qu'elles ne concernent que les pays étrangers. Et non pas, paradoxalement, les territoires dits ultramarins. D'où cette proposition de loi transpartisane, déjà été adoptée à l’unanimité au Sénat le mois dernier dernier et soumise aujourd'hui au vote des députés. Ce qui signifie qu'en cas de validation, les dépouilles d'amérindiens issus des peuples kalina et arawak pourront bientôt obtenir des funérailles sur le sol guyanais.
Et sans doute que cette question du droit à la restitution des dépouilles, comme d'ailleurs nombre d'autres sujets dans ce journal, pourraient faire l'objet de questionnements philosophiques. Il se trouve que ce matin avaient lieu, justement, les épreuves du bac philo pour quelque 500.000 élèves de terminale générale et technologique. Alors depuis maintenant moins d'une heure tous ont désormais rendu leur copie. Parmi les sujets proposés en filière générale et technologique, on citera par exemple : La technique peut-elle être mauvaise ? Mais aussi : peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? Et pour essayer de répondre, en partie, à certaines de ces questions nous a rejoint en studio : Nassim El Kabli, producteur délégué de l'émission "Avec philosophie" du lundi au jeudi à 10h sur France Culture.