Journal de 12h30
Publié le mardi 16 juin 2026 à 12:30
G7 à Evian : le Moyen-Orient et la guerre en Ukraine au menu des discussions
Volodymyr Zelensky est arrivé ce matin au sommet du G7 où six des sept dirigeants présents sur place espèrent encore convaincre Donald Trump de soutenir davantage l'Ukraine face à la Russie.
Le président français Emmanuel Macron attend la salutation officielle avant un déjeuner de travail dans le cadre du sommet du G7, à Évian, le 16 juin 2026 ©AFP - Ludovic MARIN
Après avoir accueilli hier pour l'ouverture du sommet du G7 le président américain, Donald Trump, tout à son triomphalisme pour avoir mis fin (du moins provisoirement) à la guerre qu'il avait décidé contre l'Iran, Emmanuel Macron recevait ce matin, toujours à Evian, son homologue ukrainien : Volodymyr Zelensky. Un accueil nettement plus plus intime ou disons personnel, dans les jardins situés au bord du lac Léman, où les deux hommes ont d'abord échangé une accolade chaleureuse avant de marcher, ensemble, jusqu'à l'entrée principale de l'hôtel Royal où ils ont, cette fois-ci, posé devant la presse pour une poignée de mains plus conventionnelle.
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La guerre en Ukraine devrait donc dominer aujourd'hui les débats du G7, même si le Moyen-Orient occupera, lui aussi, une place particulière dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement. En particulier parce que de nombreuses questions demeurent sur la mise en œuvre de l’accord entre Washington et Téhéran, s'agissant par exemple des conditions de circulation dans le détroit d’Ormuz, dont le président Donald Trump a assuré qu'il serait "complètement ouvert" vendredi. On va y revenir dans un instant. Mais avant cela et quand bien même jamais la perspective de paix au Moyen-Orient n'aura été aussi tangible depuis quatre mois, comment faut-il comprendre ce protocole d'accord ? Etant entendu que s'entendre sur le contenu d'un éventuel compromis n'est déjà pas une mince affaire. Mais que dans le cas présent, il s'agit pour Donald Trump comme les dirigeants iraniens de sortir vainqueurs de ce bras de fer, ou dit autrement éviter à tout prix de faire figure de perdants. Et pour en parler avec nous, invité de la rédaction aujourd'hui : David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique, par ailleurs co-auteur d'un ouvrage intitulé : La République islamique d’Iran en crise systémique.
Si l'accord annoncé entre les Etats-Unis et l'Iran ouvre la voie à une réouverture du détroit d'Ormuz, le retour à une certaine normalité pour le commerce des hydrocarbures s'annonce progressif. Pourquoi ? Parce que la priorité sera d'abord de faire sortir des milliers de marins bloqués pour certains depuis 4 mois. Que, par ailleurs, pour les plus gros bâtiments, des vérifications en matière de sécurité seront probablement nécessaires. Bref, comment tout cela va-t-il pouvoir s'organiser ? Et combien de temps prendra le retour à une certaine normalisation ? Omar Ouahmane a posé la question à Emmanuel Chalard, secrétaire général de la Fédération CGT des officiers de la marine marchande.
A se demander combien de temps il faudra pour relancer le trafic maritime, redémarrer la production pétrolière et ainsi retrouver une forme d'équilibre, une autre question se pose : jusqu'à quel point la possible fin de la guerre entre Washington et Téhéran marque-t-elle effectivement une sortie de crise ? Ou dit autrement, dans un scénario de désescalade progressive, à quel moment, d'une part, l’inflation provoquée par la flambée du cours des hydrocarbures va-t-elle ralentir et, d'autre part, les prix de l'essence à la pompe vont-ils baisser ? Ce matin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a demandé (je le cite) à ce que les prix des carburants à la pompe baissent "dans les mêmes délais que ceux dans lesquels ils sont montés". Une réunion était organisée ce matin à Bercy avec les distributeurs.
Une quarantaine de syndicats et organisations agricoles européennes manifestent depuis ce matin devant le parlement européen à Strasbourg. Un rassemblement à la veille d'un vote crucial des eurodéputés sur l'autorisation d'une nouvelle variété de plantes génétiquement modifiées. Or quand les partisans de ces nouveaux OGM, 2ème génération, y voient une solution pour mieux adapter l'agriculture au dérèglement climatique et sécuriser des rendements, leurs opposants n'en veulent pas. Et parmi eux, de nombreux chercheurs appellent à la prudence, notamment, sur la traçabilité des semences. En d'autres termes, l'arrivée potentiellement dans nos assiettes de plantes modifiés sans qu'on ne le sache.
Une intelligence artificielle “utile, humaine et souveraine”. Voilà la promesse faite ce matin par Sébastien Lecornu et son gouvernement, au moment même où l’exécutif entend dévoiler sa stratégie dans le domaine en faveur des services publics. Le tout à la veille de l'ouverture demain à Paris du salon Vivatech, la place forte aujourd'hui de la tech tricolore. Alors cette feuille de route intervient, en réalité, après 10 mois d’expérimentation. Elle doit renforcer l’adoption outils d’IA, tout en contrôlant les risques puisqu'à l’heure actuelle, il n’y a au fond guère que le règlement européen en la matière, l’IA Act, pour fixer des garde-fous.