Journal de 12h30
Publié le mercredi 17 juin 2026 à 12:30
L’historien italien Carlo Ginzburg s’est éteint hier
Carlo Ginzburg, spécialiste réputé de la microhistoire et du Moyen-Age est décédé à l’âge de 87 ans.
Ce matin, l'historien italien Carlo Ginzburg que l'on savait malade est mort hier à l'âge de 87 ans. Eminent professeur, celui qui s'était toujours attaché à privilégier des cas spécifiques et parfois même négligés par la grande histoire laisse derrière lui une œuvre d'une portée absolument considérable.
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La police française ferait-elle usage de pouvoirs excessifs en verbalisant, de manière discriminatoire, de jeunes noirs et arabes des quartiers populaires ? C'est ce qui ressort d'un rapport publié ce matin par trois ONG, recensant les témoignages de dizaines de garçons, mais aussi leurs parents, des éducateurs spécialisés et plusieurs policiers. En clair, les personnes concernées expliquent avoir reçu des amendes contraventionnelles, sans avoir jamais eu de contact direct avec les forces de l'ordre. Et ce pour des infractions commises à des moments et à des endroits précis où ils ne se trouvaient pas. Alors le sujet n'est pas tout à fait nouveau puisqu'il avait déjà été documenté par la Défenseure des Droits. Toujours est-il que les organisations dénoncent ici des "observations subjectives" des agents de police, "sans contrôle judiciaire" et utilisées comme nouvel outil de "profilage racial".
Ce ne devait être qu'un débat partagé pour évoquer la situation financière des universités. Sauf qu'hier, le ministère en a profité pour présenter les conclusions des assises de l’enseignement supérieur. Et qu'apprend-on dans ce rapport qui n'est pas encore sorti officiellement ? Qu'une possible hausse généralisée des frais d'inscription serait à l'étude. Alors le gouvernement affirme, lui, que ça n'est pas à l'ordre du jour. Sauf que les conclusions tracent un objectif très clair : trouver des ressources financières autres que celles de l’État, comme par exemple le mécénat ou des entreprises privées, pour désengager au maximum la puissance publique.
En attendant la réouverture totale du détroit d'Ormuz prévue vendredi, les marchés mondiaux s'impatient tant le verrouillage de ce passage stratégique aura paralysé le trafic maritime mondial et fait flamber les prix du pétrole. Mais pas seulement puisque selon le rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie, les stocks de pétrole des pays de l'OCDE ont également atteint leur plus bas niveau depuis 1990. On comprend bien l'urgence qu'il y a aujourd'hui à rouvrir ce corridor essentiel au commerce mondial.
Comment faire face aux conséquences du dérèglement climatique, parfois désastreuses sur les cultures, sans pour autant compromettre la protection plus que jamais nécessaire de notre environnement ? C’est tout le débat qui devrait/devait occuper aujourd’hui les eurodéputés appelés à se prononcer sur une nouvelle génération d’OGM, grâce à de nouvelles techniques qui permettent de modifier le génome d’une plante mais sans introduire d’ADN étranger. Alors cela paraît un peu obscur dit comme cela. On va y revenir dans un instant avec notre invité.
Et pour continuer d'évoquer ces nouvelles techniques génomiques, invité de la rédaction aujourd'hui : Guillaume Levrier, docteur associé au CEVIPOF, chercheur en sciences politiques spécialisé sur le génome et les biotechnologies. Alors pour essayer de bien comprendre ce qui se cachent derrière ces semences génétiquement modifiées mais qui ne sont pas transgéniques, leurs opposants ont trouvé une formule qui nous donnent une première piste, peut-être, en désignant parfois ces produits sous le nom d'OGM invisibles.