Journal de 12h30
Publié le jeudi 18 juin 2026 à 12:30
Donald Trump accuse ceux qui critiquent l'accord signé avec l'Iran d'être "malhonnêtes" ou stupides"
Après avoir causé des milliers de morts, semé le chaos dans tout le Proche et Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale, la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran prendra fin, officiellement, demain. Même si le protocole d’accord a été paraphé dès hier soir.
Donald Trump et le président français Emmanuel Macron lors de la signature d'un accord avec l'Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le 17 juin ©AFP - @EmmanuelMacron (X account of France's President Emmanuel Macron
Avec
Adel Bakawan
Directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA)
C'est ce que l'on pourrait appeler la diplomatie d’apparat. Pour amadouer son homologue américain, dont la passion pour les dorures n’est plus à prouver, quoi de mieux en effet que la fastueuse résidence du Roi-Soleil ? Hier soir, Emmanuel Macron avait choisi d'inviter Donald Trump au Château de Versailles. Un dîner forcément somptueux avec visite privée et présentée par le chef de l'Etat comme une manière de célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine, tout en ranimant l’esprit de La Fayette. Un bon moyen aussi, en réalité, de s'assurer que l'imprévisible président américain, lequel avait rejoint hier matin la table des membres du G7 en déclarant : "c'est moi le boss", n'allait pas quitter prématurément le sommet comme il l'avait fait l'an dernier. Or, non seulement Donald Trump est resté cette fois-ci jusqu'au bout, mais il s'est révélé par ailleurs beaucoup plus conciliant, en particulier, à l'égard de l'Ukraine. Et signe de cette confiance, a priori, renouvelée entre Washington et Paris, c'est encore sous les ors du Château que le milliardaire républicain a posé hier soir sa signature sur l’accord cadre censé mettre un terme à la guerre déclenchée contre l'Iran. Ce qui n'empêchera pas, d'ailleurs, une cérémonie officielle d'avoir lieu demain en Suisse. Toujours est-il que cette signature, à distance, a donc permis de dévoiler hier soir le texte du compromis obtenu entre les Etats-Unis et l'Iran. Lequel correspond, peu ou prou, au document qui avait fuité ces derniers jours. Une sorte de retour à la case départ. Et que Donald Trump est visiblement le seul ou presque aujourd'hui à célébrer chez lui comme une victoire.
Ce matin, Donald Trump a déclaré : ceux qui critiquent cet accord sont "jaloux", "malhonnêtes" ou "stupides". Et si l'on imagine qu'il lui faudra déployer davantage d'arguments pour donner l'illusion d'avoir signé un texte acceptable pour les Etats-Unis, à l'inverse, les responsables iraniens, eux, n'ont qu'à se contenter de lire la longue liste des concessions américaines pour célébrer leur victoire.
A bien regarder, c'est vrai qu'on a du mal à déceler dans cet accord la moindre des exigences fermes imposées par les États-Unis, lors du déclenchement de la guerre. Ce qui signifie que même si le régime de Téhéran a certes perdu un grand nombre de ses dirigeants et au-delà bien sûr du nombre de victimes civiles, la République islamique apparaît très clairement comme le grand gagnant de cette guerre.
Et pour continuer d'évoquer cet accord et de s'interroger notamment sur sa solidité à long terme, invité à présent de la rédaction : Adel Bakawan, directeur de l'Institut Européen d'Etudes sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, également chercheur associé à l'IFRI et auteur d'un ouvrage intitulé : "La décomposition du Moyen-Orient - Trois ruptures qui ont fait basculer l'histoire" (Taillandier, 2025).
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Après que le sommet du G7 s'est donc terminé hier, Vladimir Poutine a lui choisi d'organiser une sorte de contre sommet. Ou à tout le moins un évènement destiné, une fois de plus, à faire la démonstration que son pays n'est pas isolé sur la scène internationale. Même si, dans les faits, son retranchement s'est considérablement accentué. Depuis hier soir, le maître du Kremlin a donc invité les représentants de l'ASEAN (l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est) à Kazan, à quelques 800 km à l'Est de Moscou. Le tout dans un contexte forcément particulier avec des frappes ukrainiens quasi quotidiennes sur le territoire russe.
Lancé à pleine vitesse vers la campagne présidentielle, quitte à multiplier sinon les dérapages les trajectoires divergentes, Jordan Bardella tiendra-t-il la distance jusqu'à la ligne d'arrivée ? Visiblement agacé par ceux qui à l'intérieur doutent de sa fiabilité en tant que possible candidat du Rassemblement National, le président de l'extrême-droite française a choisi de se construire une stature à l'internationale.
Voilà plusieurs années, déjà, que le marché de la mode se trouve bouleversé par l'arrivée de plateformes de vente en ligne, en particulier, chinoises. Eh bien hier, après quasiment deux ans de débats, notamment, avec la Commission européenne, députés et sénateurs français sont parvenus à trouver un accord sur une proposition de loi destinée à enrayer, justement, l'essor de cette "fast fashion".
Après avoir déjà connu le mois dernier la vague de chaleur la plus précoce de son histoire, l'Hexagone s'apprête à vivre une nouvelle canicule. Et selon santé publique, ces vagues de chaleur successives seraient responsables aujourd'hui de 5400 décès par an. Et contrairement aux idées reçues, les personnes âgées sont loin d'être les seules victimes. Ce sont les moins de 45 ans qui voient leur santé menacée. Notamment par la pollution émises par les feux de forêts. Or avec l'été va très probablement démarrer justement la saison des incendies. L'occasion pour Oxfam qui publie un rapport consacré aux impacts du changement climatique sur la santé d'alerter sur ce risque souvent ignoré : celui de la très forte nocivité des fumées émises par les feux de forêt.