Journal de 12h30
Publié le vendredi 19 juin 2026 à 12:30
A peine signé, l'accord entre Iran et Etats-Unis semble vaciller
A peine signé, le protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient semble déjà vaciller sur ses bases. Les négociations qui devaient s'ouvrir ce matin ont finalement été reportées, quelques heures après une flambée de violences meurtrières au Liban.
Si les plus optimistes espéraient, peut-être, une cérémonie censée célébrer la paix, à présent, beaucoup y verront surtout la démonstration éclatante en même temps que calamiteuse d’un fiasco annoncé. Ce matin, les négociations prévues en Suisse entre les Etats-Unis et l'Iran (en vue d'une paix définitive) ont donc été reportées sine die. Une humiliation de plus après quatre mois d'un conflit asymétrique, sans véritable stratégie claire et qui n'aura eu de cesse de s'accompagner de vérités douloureuses dans cette nouvelle ère du désordre mondial. Alors faut-il en déduire, pour autant, que rien n’est fondamentalement réglé entre Washington et Téhéran ? Berne assure que les travaux préparatoires se poursuivent, mais sans fournir de précision sur une prochaine date pour ces pourparlers. De son côté, la Maison Blanche évoque simplement des contraintes "logistiques". En revanche, l'Iran mentionne pour sa part les affrontements persistants entre le Hezbollah et l’armée israélienne en violation du protocole d'accord. D'où la réaction, ce matin, du ministre français des Affaires étrangères qui "appelle toutes les parties à respecter scrupuleusement les termes de l'accord" signé et qui cible, notamment, le gouvernement israélien et le Hezbollah pour mettre un terme aux combats au Liban.
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Si le flou persiste, malgré tout, quant à la suite des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran, une certitude en revanche demeure : Israël continue de son côté à bombarder le Sud du Liban. Les frappes de la nuit dernière ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan toujours provisoire. Dès hier, le Premier ministre avait prévenu : "Le combat n'est pas terminé".
Sous pression maximale des Etats-Unis, l'Assemblée nationale cubaine a fini par adopter à l'unanimité, hier, un très vaste programme de réformes sans précédent. Des mesures libérales, comprenez en faveur de l'économie de marché.
Direction à présent la Nouvelle-Calédonie, où la France a décidé de renforcer ses capacités militaires. Paris souhaite faire de l’île un avant poste de sa stratégie IndoPacifique. Et c'est ainsi qu'hier l’archipel a reçu un tout nouveau patrouilleur.
Une rhétorique accusatoire virulente. Hier, Erik Tegnér, le directeur du magazine identitaire d’extrême droite Frontières a été condamné à six mois de prison avec sursis. Le tribunal correctionnel de Bobigny lui reproche d'avoir divulgué une lise nominative d’avocats, piliers de l'Etat de droit, spécialisés en droit des étrangers et désignés par l'éditorialiste comme "coupables" de "l’invasion migratoire".
Ils en font une question de vie ou de mort pour la démocratie. Hier, unis dans un rare appel national à la grève, les syndicats de journalistes s'étaient mobilisés pour essayer de se faire entendre du ministère de la Culture et des patrons de presse. Une intersyndicale aussi large que l’inquiétude qui touche le secteur ces derniers mois, après la multiplication des plans sociaux liés, notamment, à l'Intelligence Artificielle. Et pour en parler avec nous, invitée de la rédaction aujourd'hui : Anne Perrot, économiste, inspectrice générale des finances et membre du comité de pilotage des Etats Généraux de l'Information en 2024. Un sixième plan social en douze ans prévoyant la suppression de 152 postes dans le groupe Centre France ; mais aussi les craintes que font peser sur l'emploi l'annonce d'un "plan de transformation" à venir au groupe Ebra ; ici à Radio France, l'intersyndicale dénonce le non renouvellement de 48 éditeurs visuels au terme de la saison ; à cela on pourrait encore ajouter un nouveau plan social dans le groupe de presse magazine Prisma Media racheté par Bolloré et qui prévoit de faire tomber le nombre d'employés à moins de 400 (contre 900 il y a encore cinq ans). Tous ces chiffres semblent montrer une forme de vacillement de tout le secteur de la presse, qu'elle soit écrite ou audiovisuelle.
C'est aujourd'hui que doit être dévoilée la carte des sites olympiques retenus pour les JO d'hiver 2030. Autant de lieux qui devront garantir le bon déroulement des compétitions dans les Alpes françaises. Et sur lesquels des travaux devront nécessairement être réalisés. Or, hasard du calendrier, c'est également le jour qu'a choisi le Syndicat des avocats de France ainsi qu'une trentaine d'organisations pour déposer un recours contre un récent décret daté du 21 avril. Un décret dit de "simplification de la procédure contentieuse en matière environnementale".