Journal de 12h30
Publié le mardi 23 juin 2026 à 12:30
Canicule : plusieurs organismes publics s'estiment menacés par plusieurs projets de réformes
La canicule étend désormais son emprise sur l'ensemble du territoire. L'occasion de s'interroger : la France a-t-elle encore les moyens d'être plus efficace dans son plan d’action contre les effets désastreux du dérèglement climatique ?
Après les records de température relevés hier, les chaleurs étouffantes qui frappent le pays devraient donc s'étendre encore aujourd'hui, avec plus de la moitié du pays désormais en vigilance rouge, un niveau jamais atteint. Et celles-ci devraient se maintenir au moins jusqu'à demain pour l'ensemble des départements concernés. Bref, une canicule exceptionnelle tant par son intensité, que sa durée et sa précocité. Mais dont on imagine qu'elle devrait forcément se répéter, à l'avenir, sous l'effet du dérèglement climatique. Or, hasard du calendrier, voilà qu'au septième jour de cet épisode caniculaire extrême, un vent non pas de fraîcheur mais de révolte va souffler sur le pays. Plusieurs organismes publics s'estiment aujourd'hui menacés par plusieurs projets de reformes de leur statut et de leurs fonctions. C'est le cas, en particulier, de Météo France, mais aussi des agences de l'eau, de la transition écologique, de l’Office français de la biodiversité, de même que Santé Publique France. D'où cette question : "Comment prétendre répondre à l'urgence écologique, en fragilisant celles et ceux qui agissent?" C'est en tous les cas ce que dénoncent dans un communiqué les syndicats.
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C'est pour répondre à ce besoin de vérité qu'un rapport d'inspection avait été réclamé après la mort de la petite Lyhanna. Or, les premières conclusions publiées hier font état de plusieurs défaillances coupables, ayant pu mener à ce drame. Et c'est ainsi que le couperet a fini par tomber. Le gouvernement a choisi de prononcer des sanctions contre une magistrate et deux gendarmes. En revanche, sur TF1, Gérald Darmanin en tant que Garde des Sceaux a de nouveau évacué une question sur son éventuelle démission, à laquelle ont appelé plusieurs responsables des oppositions. Les sanctions prononcées hier pointent pour l'instant des fautes strictement individuelles. Sauf que ce rapport souligne, également, des défaillances systémiques.
Avec cette annonce, on comprend bien que le ministre de la Justice reconnaît malgré tout que des failles persistent. Que la faute ne peut pas être qu'individuelle. A demi-mots et quitte d'ailleurs à contredire le chef de l'Etat, il pose aussi la question des moyens.
Il n'avait foi qu'en une seule idée, la République. Et ce soir, lors d'une cérémonie solennelle, Marc Bloch entrera au Panthéon des "Grands Hommes" de la République. Un hommage de la patrie reconnaissante à cet éminent intellectuel, cofondateur notamment de l'Ecole des annales qui a révolutionné l'étude de l'histoire, (on va y revenir dans un instant avec notre invité), également soldat durant les deux guerres mondiales et, bien sûr, figure de la résistance, torturé puis exécuté par la Gestapo française. Alors on va bien sûr revenir sur le symbole que représente l'entrée de Marc Bloch au Panthéon. Et ce que cela dit de notre époque. Avant cela, il s'agira en réalité de la sixième panthéonisation lors du double quinquennat du chef de l'Etat, après celles de Simone Veil, Maurice Genevoix, Joséphine Baker, Missak Manouchian et Robert Badinter. On connaît l'intérêt de ce rituel politique, propre à chaque président, en tant que ciment civique. Sauf que malgré un usage relativement intensif de cet outil mémoriel d'union nationale, eh bien on savait peu de choses, de ce que les gens en pensaient.
Et, justement, la rédaction de la revue des Annales, fondée par Marc Bloch avec Lucien Febvre en 1929, est aujourd’hui dirigée par notre invité, l’historien Guillaume Calafat, par ailleurs maître de conférences en histoire moderne à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Et toujours à mes côtés Chloé Leprince pour vous interroger. L’histoire des Annales reste, évidemment, extrêmement charpentée par cette figure tutélaire.
Dix ans, jour pour jour, après le vote en faveur du Brexit les britanniques auront vu passer, au total, 6 Premiers ministres. Le dernier en date, Keir Starmer avait fait du rapprochement avec l’Union européenne l'une de ses priorités. Or, hier, c'est la mine déconfite que le chef des Travaillistes a fini par jeter l'éponge à son tour. D'où cette question : son très probable successeur, Andy Burnham, parviendra-t-il à échapper à cette valse infernale ? Le voilà qui multiplie déjà les gestes d'apaisement envers des marchés financiers inquiets de son profil perçu comme plus à gauche. Sans compter que le cas échéant, le "Roi du Nord" ainsi qu'on l'a surnommé devra aussi composer avec un électorat aujourd'hui de plus en plus polarisé. Alors le Comité exécutif national du Labour doit encore annoncer l'ouverture des candidatures. L'actuel Premier ministre restera donc en poste jusqu'à la désignation d'un successeur, possiblement le 16 juillet prochain, juste avant la pause estivale du Parlement. Toujours est-il que cette crise au sein des Travaillistes intervient donc au moment même du 10ème anniversaire du Brexit. Et qu'à ce titre, elle dit sans doute quelque chose aussi de cette fracture toujours vive chez l’électorat britannique. Etant entendu que le Royaume-Uni apparaît comme le grand perdant de cette rupture.
Des responsables talibans sont attendus aujourd'hui à Bruxelles pour parler immigration. Plus exactement du possible renvoi par l'Union Européenne d'exilés afghans vers leur pays d'origine. Une perspective dénoncée par plusieurs ONG de défense des droits humains. Quand, pour se défendre, la Commission évoque elle une simple réunion "technique" et donc pas directement avec les leaders talibans. Et c'est ainsi que les autorités belges ont délivré hier cinq visas pour autoriser une délégation à fouler le territoire belge, ce qui est normalement interdit du fait des sanctions européennes.