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A la Une: hommage à Arnaud Beltrame

작성자Pr Jho|작성시간18.03.28|조회수16 목록 댓글 0

A la Une: hommage à Arnaud Beltrame



« Communion républicaine » titre Libération pour qui cet « hommage symbolise le besoin d’incarnation de la nation », mais qui n’empêche pas les dissensions. Et le quotidien de s’indigner des tentatives de récupération d’une partie de la droite et de l’extrême droite qui insistent sur la foi catholique du gendarme. « Parler uniquement de son christianisme, c’est sous-entendre que son acte d’héroïsme en est la conséquence directe ce que personne ne peut soutenir absolument », dénonce Libération qui y voit aussi une critique en creux de la république, « terre de décadence et pays sans Dieu » pour ces « récupérateurs » « pas loin de l’idéologie islamiste ».

La Croix le reconnaît bien volontiers « nul ne peut dire quelle part a eu sa foi chrétienne à l’instant où il a pris sa décision ». Le quotidien catholique appelle ses lecteurs « à continuer à résister à la tentation de la haine et du rejet ».

Même analyse du côté du Courrier Picard : « Jusqu'à maintenant, les Français ont su montrer, dans leur grande majorité, leur maturité citoyenne et ne pas tomber à l’excès dans les analyses sommaires et la détestation sur fond de religion souhaitée par les terroristes ».

Et La Croix de renchérir « C’est peut-être aussi cette forme de courage de toute une nation qui a porté Arnaud Beltrame au moment du choix fatidique ».

La haine, le crime pour motifs religieux s’invitent pourtant une fois encore dans les colonnes des journaux ce matin.

Une marche aura lieu en fin d’après-midi à Paris pour rendre hommage à Mireille Knoll, cette rescapée du nazisme, assassinée la semaine dernière parce qu’elle était juive. Un assassinat qui fait écho à celui de Sarah Halimi il y a un an tout juste, là aussi sur fond d’antisémitisme. Pour Le Figaro « ces deux crimes ne touchent pas une communauté en particulier, ils plongent toute la France dans l’effroi ».

« L’effroi » c’est aussi le terme qu’emploie Libérationrevenant sur l’affaire et rappelant que « la communauté juive, qui représente moins de 1 % de la population française, est la cible d’un tiers des actes haineux recensés dans le pays ».

« C’est à désespérer », tonne La Nouvelle République du Centre-Ouest.

A désespérer également les querelles politiques qui ont émergé autour de cet assassinat et que déplore l’Humanité.

« Choisissons l’addition plutôt que les mauvais calculs », plaide le journal alors que de son côté Le Républicain Lorrain estime que la marche de ce soir « ne doit pas être qu’un beau moment de fraternité républicaine. Il est vital, pour la cohésion du pays, qu’elle marque le départ d’une reconquête durable de notre idéal démocratique et laïque. »

Un sujet nettement moins dramatique, mais qui divise la presse : c’est la réforme de l’école maternelle qu’a annoncée Emmanuel Macron hier.

Avec une mesure phare, l’obligation de scolarisation des enfants dès 3 ans. L’âge était fixé jusque-là à 6. « Une mesure sociale » titre Le Figaro, notamment pour corriger les inégalités de langage que peuvent avoir les enfants scolarisés plus tard. Le quotidien cite l’exemple d’un enfant issu d’un milieu social défavorisé : « à 4 ans, celui-ci a entendu 30 millions de mots de moins qu’un enfant issu d’un milieu favorisé ».

« Une mesure avant tout symbolique », note l’Alsace « parce que cela ne concerne qu’environ 26 000 enfants ».

Nice Matin est même carrément dubitatif face aux moyens actuels de l’Education nationale : « Pendant qu’en Suède, un enseignant s’occupe de six élèves, son homologue français en encadre vingt-deux. La com » et les symboles ne font pas tout. Même à la maternelle. »

Libération de son côté voit dans cette mesure un « cadeau discret de Macron au privé ». Explication : jusque-là les municipalités ne finançaient pas les maternelles privées puisque l’instruction n’était obligatoire qu’à partir de 6 ans. Désormais elles devront mettre la main au portefeuille. Avec 300 000 enfants concernés, « les sommes en jeu sont énormes » avertit dans l’article le président du réseau français des villes éducatrices.

Des enfants qui pourront dès 3 ans réfléchir à l’entreprise qu’ils voudront intégrer après leurs études

Le classement des entreprises où il fait bon travailler que publie Le Figaro ce mercredi sera forcément un peu daté d’ici là, mais ils peuvent d’ores et déjà intégrer cette phrase, que dis-je, ce mantra : « La confiance nourrit les performances ». Ce n’est pas la déclaration d’un footballeur français après la victoire contre la Russie hier, c’est le titre de ce dossier qui explique que se sentir bien dans son entreprise c’est essentiel au bon fonctionnement de celle-ci.

Alors trêve de suspens : qui remporte la palme ? Il y a 3 vainqueurs, car 3 catégories, plus de 5000 salariés, entre 500 et 5000 et entre 50 et 500. Pour la première, c’est l’enseigne sportive Décathlon qui s’impose, comme quoi, nous n’étions pas loin avec nos footballeurs. Sa force, la possibilité donnée aux employés de changer de métier au sein de l’entreprise. Dans la catégorie 500 à 5000 salariés, c’est Salesforce qui est distinguée pour la première fois. L’éditeur américain de logiciels propose par exemple des journées porte ouverte destinées aux familles de ses employés. Et puis chez les PME, c’est la société de services du numérique Zénika qui obtient la palme en mettant l’accent sur la formation explique Le Figaro, mais aussi sur le droit à l’erreur… une notion chère à Emmanuel Macron.

 

Le président français attendu au tournant par les maires des villes de banlieue.

 

Des édiles qui en ont marre et qui le font savoir. Le maire de Sevran Stéphane Gatignon annonce ainsi ce matin dans le Parisien sa démission : « usée par le mépris envers les banlieues ». (http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/sevran-le-maire-stephane-gatignon-jette-l-eponge-27-03-2018-7632276.php)

A la tête de cette commune de la région parisienne depuis 17 ans, l’élu écologiste n’en peut plus face « aux blocages venus d’en haut ». « La banlieue est utile pour sortir des champions sportifs », mais « pour le reste, je constate un mépris pour la classe populaire qu’on fait passer pour la classe dangereuse » déplore-t-il. « Il faut casser le ghetto, remettre les moyens dans l’école, la police. On ne demande pas la lune : juste l’équité ». Stéphane Gatignon plaide la cause des habitants des banlieues : « ils sont jeunes, cosmopolites, ancrés sur les nouvelles technologies, le système D et libéral. Ce sont les plus adaptés au Nouveau Monde » d’Emmanuel Macron. Le président dont les maires de banlieue attendent toujours beaucoup et notamment des propositions que doit remettre prochainement son émissaire Jean Louis Borloo.

 

Et puis avant de se quitter cet article qui vient tout juste de paraître sur le site du Monde : Les largesses de la riche fédération française de football. (http://abonnes.lemonde.fr/football/article/2018/03/28/les-largesses-de-la-riche-federation-francaise-de-football_5277300_1616938.html)

Le quotidien a eu accès à un rapport de la Cour des comptes qui s’étonne des habitudes dispendieuses de certains dirigeants de la FFF, mais aussi des rémunérations et primes de licenciement généreuses des employés et ex-employés de la fédération. La Cour des comptes qui pointe « une absence de réels contre-pouvoirs », apparemment sceptique sur les méthodes utilisées.













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