L’Insee projette un pic de population en France en 2037 à 69,8 millions d’h
작성자Pr Jho작성시간26.06.08조회수7 목록 댓글 0 L’Insee projette un pic de population en France en 2037 à 69,8 millions d’habitants, suivi d’une baisse régulière
En 2070, les plus de 65 ans pourraient être deux fois plus nombreux que les moins de 20 ans, selon l’Institut national de la statistique.
Le Monde avec AFP
Publié aujourd’hui à 11h21, modifié à 12h11
Temps de Lecture 1 min.
Au sein du service néonatalogie du CHU de Rouen, le 29 avril 2026. FLORENCE BROCHOIRE POUR « LE MONDE »
Naissances en baisse, décès en hausse… Dans cette configuration, quel avenir pour la population française ? Si les tendances démographiques actuelles se poursuivent, un pic à 69,8 millions d’habitants serait atteint en 2037, avant un léger reflux jusqu’en 2070, explique l’Insee lundi 8 juin.
Dans ce scénario, les plus de 65 ans seraient deux fois plus nombreux que les moins de 20 ans en 2070, selon l’Institut national de la statistique. Ils représenteraient 32 % de la population.
Dans cette projection, la croissance démographique « tiendrait exclusivement au solde migratoire », soit la différence entre le nombre de personnes entrées ou sorties du territoire, précise l’Insee.
Ce dernier réalise cet exercice tous les cinq ans pour comprendre quelle « direction » démographique prend le pays, afin d’éclairer le débat public, a expliqué, lors d’une conférence de presse en ligne, Loup Wolff, le responsable à l’institut de l’unité des études démographiques et sociales.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La France a enregistré plus de décès que de naissances en 2025, une première depuis la fin de la seconde guerre mondiale
Une hypothèse de 1,45 enfant par femme en 2028
Dans ce scénario dit « central » (établi d’après des hypothèses moyennes), le solde naturel, qui correspond à la différence entre les naissances et les décès, est, lui, envisagé comme négatif depuis 2025, dans un pays qui compte aujourd’hui 69,1 millions d’habitants.
A partir de 2037, le solde migratoire ne compenserait plus le déficit naturel de la population, qui commencerait donc à diminuer, pour atteindre 65,9 millions d’habitants en 2070, un niveau comparable à celui de 2014. « Dans le passé récent, on n’a pas d’exemple d’une décroissance de la population de cette ampleur », a relevé Loup Wolff.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Le vieillissement de la population se poursuit et l’adaptation des politiques publiques tarde
Pour établir cette projection, l’Insee s’est appuyé notamment sur l’hypothèse d’un indicateur conjoncturel de fécondité qui poursuivrait sa baisse de 1,56 enfant par femme en 2025 à 1,45 en 2028, date à partir de laquelle il se stabiliserait. Elle a également pris en compte l’hypothèse d’un solde migratoire positif de 150 000 personnes, soit la moyenne de cette dernière décennie.
Si le recul de la population française à l’horizon de 2070 « n’est que probable », son vieillissement, en revanche, est « certain », souligne l’Insee, ce qui s’explique notamment par les progrès en matière d’espérance de vie. Dans le scénario envisagé, le nombre d’habitants de plus de 65 ans passerait de 15,3 millions en 2026 à 21,1 millions en 2070. Ils représentent aujourd’hui 22 % de la population, soit une part quasi égale à celle des moins de 20 ans, contre 32 % de la population en 2070, soit le double du pourcentage des plus jeunes.
Cette hausse du nombre de personnes âgées « serait essentiellement portée par celle des 80 ans ou plus ». A noter, le nombre de centenaires pourrait être multiplié par quatre entre aujourd’hui et 2070, passant de 37 000 à 160 000. Mais ils ne représenteraient alors que 0,24 % de la population, contre 0,05 % en 2026.
Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En France, les inégalités se creusent malgré la redistribution