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논평-해설

Démission de Keir Starmer : l’heure de la dernière chance pour les travaill

작성자Pr Jho|작성시간26.06.23|조회수4 목록 댓글 0

Les Enjeux internationaux
Par Guillaume Erner

Publié le mardi 23 juin 2026 à 07:17

 

Démission de Keir Starmer : l’heure de la dernière chance pour les travaillistes ?

À la veille des 10 ans du Brexit, le Premier ministre britannique Keir Starmer annonce sa démission après des mois de pression. Son successeur désigné, Andy Burnham, hérite d’un Parti travailliste en crise. Ce départ relance le débat sur l’avenir du bipartisme au Royaume-Uni.

Avec
Thibaud Harrois
Maître de conférences en civilisation britannique contemporaine à l’université Sorbonne-Nouvelle

Hier, la veille du dixième anniversaire du référendum du Brexit, Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a annoncé sa démission. Sous pression depuis plusieurs mois, le chef des travaillistes a déjà un successeur : Andy Burnham. Mais le maire de Manchester pourra-t-il sortir son parti politique de la crise ? L'échec de Keir Starmer ouvre-t-il la voie à une restructuration du bipartisme du Royaume-Uni ?

Pour en parler, Guillaume Erner reçoit Thibaud Harrois, maître de conférences en civilisation britannique contemporaine à l'université Sorbonne-Nouvelle.

La démission de Keir Starmer : les raisons d'un échec
La démission de Keir Starmer, Premier ministre britannique, fait suite à une longue période d'impopularité et à l'accumulation de difficultés structurelles. Selon Thibaud Harrois, "Keir Starmer n'a jamais réussi à s'imposer comme un leader clair, un leader sûr de ce qu'il voulait faire pour le pays, il a été élu sur des promesses de changement pour lesquelles il a eu du mal à mettre en place une politique très concrète".

Malgré une large victoire électorale en 2024, le dirigeant travailliste a essuyé des échecs électoraux et s'est retrouvé fragilisé par des scandales internes, notamment l'affaire Peter Mandelson. Thibaud Harrois explique que lors "des élections locales et régionales le mois dernier, ça a été une grande défaite pour les travaillistes", ce qui "a fini d'enfoncer le clou dans l'idée que le gouvernement devait changer".

Vers une recomposition du paysage politique britannique
La vie politique britannique traverse une crise du bipartisme traditionnel, marquée par une fragmentation des électorats. Le Parti travailliste, tout comme le Parti conservateur, peine à maintenir une base cohérente, se voyant concurrencé par des formations plus radicales sur leurs flancs respectifs. Le maître de conférences explique que "traditionnellement il y a deux grands partis, un parti de droite, c'est le Parti conservateur, et un parti de gauche, c'est le Parti travailliste, sauf qu'aujourd'hui ce n'est plus tout à fait le cas".

Cette instabilité favorise l'émergence de discours populistes sur les deux rives de l'échiquier politique avec "le Parti conservateur qui se fait dépasser sur sa droite par Nigel Farage et par d'autres petits partis qui sont plus à droite et qui défendent un discours anti-immigration", tandis que le Parti travailliste est mis à mal par "l'émergence du Parti vert, qui est un parti plus à gauche que le Parti travailliste, et qui utilise les mêmes ressorts que Nigel Farage à l'extrême droite : se prétendre être le seul à parler au nom du peuple".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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